En 1977, à Enfield, Royaume-Uni, vit la famille Harper.
Janet, 12 ans (famille de 4 enfants) fut plusieurs fois sujette à des phénomènes de lévitation involontaire, certifiés par des témoins.
Elle devait être si souvent jetée hors de son lit par l'esprit qu'elle avait décidé, à la fin, de dormir par terre.
Le phénomène devait cesser, sa mère appela la police.
Celle-ci ne put rien faire.
L'entourage avertit alors la presse et la rédaction du Daily Mirror contacta la Society for Psychical Research, laquelle dépêcha un de ses membres, Maurice Grosse.
Sous leurs yeux, jets et chutes d'objets se poursuivirent.
Une femme médium vint dans la maison.
Au cours d'une transe, elle affirma que la hantise était centrée sur la petite Janet.
Le médium la « soigna » et les manifestations cessèrent alors presque totalement pour plusieurs semaines.
A la fin du mois d'octobre, tout recommença, cette fois avec plus de violence.
Des meubles se déplacèrent, des couvertures s'arrachaient aux lits, des flaques d'eau (dont une aux contours de silhouette humaine) apparaissaient sur le sol de la cuisine, une grille de cheminée tomba sur l'oreiller de Jimmy, tout près de sa tête, un radiateur à gaz s'arracha d'un mur.
Grosse et Playfair essayèrent, au moyen d'un système de bruits, de communiquer avec l' « entité », qui dit avoir vécu trente ans dans la maison puis se lance dans des discours dépourvus de sens. Plus tard, les enfants virent des silhouettes et des ombres dans la maison.
Devant de nombreux témoins, l' « entité » malmena un peu les deux fillettes et laissa un message disant qu'elle refusait de partir.
Pendant que le poltergeist pourrait être l'œuvre de Rose et Janet, la Society for Psychical Research envoya cette fois une équipe d'enquêteurs sur les lieux, mais leur recherche de la fraude éventuelle demeura sans résultat.
En fait, il devint clair que tout tournait autour de Janet.
Celle-ci présentait de plus en plus de signes de « possessions ».
En décembre, le poltergeist ajouta des sifflements et des aboiements à sa panoplie et l'entité, par l'intermédiaire d'une étrange voix désincarnée, dit s'appeler Joe Watson.
Par la suite, elle changea plusieurs fois de voix et d'identité ; mais toujours, elle insistait sur le fait qu'elle parlait pour une personne morte.
Le poltergeist montra plus tard d'autres talents et s'attaqua de plus en plus violemment à Janet essayant de l'étrangler avec les rideaux et la poursuivant avec un couteau flottant en l'air.
Un autre médium vient alors s'occuper du cas et le calme revint pour quelques semaines.
Janet fit un séjour à l'hôpital, au cours duquel l'activité du poltergeist se réduisit considérablement. Lorsqu'elle revint, en bien meilleure santé, le phénomène toucha à sa fin.
Un médium hollandais du nom Gmeling-Meyling mit un terme définitif aux manifestations après avoir opéré, dit-il, une intervention sur le « plan astral ».
Vers avril 1979, tout se termina enfin.